La Commune de Paris

 

La France ne connu qu'un véritable soulèvement populaire, du 23 Mars au 18 Mai 1871. En effet, hormis les communes du moyen-âge et les quelques jacqueries violemment réprimées par les seigneurs féodaux, il fallut attendre la période 1789-1793, pour que le pouvoir change de mains, lorsque le régime royal céda sa place aux bourgeois. La révolte de 1848 sera alors la répétition de ce qui aurait pû être un aboutissement anarcho-communiste. Car en 1871, les acteurs de premier plan et autres idéologues appartiennent alors à 3 principaux courants révolutionnaires : le blanquisme (Blanqui), le proudhonisme (Proudhon) et le jacobinisme (Courbet), mais l'on y rencontre également des individuEs "moins reconnus" (Bakounine) ou sans idéologie prédéfinie et fixe (Louise Michel), ainsi que des loges maçonniques, des militaires de retour d'Algérie, des bourgeois, et surtout les ouvrierEs et les précairEs. La Commune de Paris est proclamée dans un contexte de guerre. L'invasion de la France par les prussiens révèle autant d'ardeur patriotique que de volonté pacifiste dans la population parisienne, qui se soulève contre le gouvernement et contre l'envahisseur. Au coeur de tant de pressions, un programme politique émerge. Il est orienté sur plusieurs luttes : anticléricalisme et laïcité, développement de la culture et de l'éducation (laïque), de l'égalité, l'abolition de l'armée et la fraternisation avec tous les peuples... L'organisation des fédéréEs implique des communes fondées sur l'autonomie et le fédéralisme grâce à une décentralisation administrative. Il s'avère cependant difficile de mettre en place une alternative en plein conflit. Malgré des initiatives politiques intéressantes et mises en pratique spontanément (dont la mémorable dégringolade de la colonne Vendôme, l'interdiction du port de la soutane...), les communards avaient quelques points faibles, comme la défense et l'organisation militaire. Car si la population était prête à la guérilla de rues (barricades, embuscades...), elle n'envisageait aucune stratégie miliaire face à l'armée. L'état saura en profiter. La terrible répression qui suivit en témoigne : exécutions sommaires, condamnations à mort, ou pire, au bagne.

Heureusement, la déportation à Cayenne ne viendra pas à bout de tous les communards. D'ailleurs, certains militants rentrant du bagne, imaginèrent un projet syndicaliste "révolutionnaire" : les Bourses du Travail.

 

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