Relents d'égouts (1)


Les hommes de l'Extrême-France

 

Voici quelques-unes des figures du fascisme et du nazisme français depuis le XIXème siècle. Ces informations ne sont pas toujours complètes, ce sera chose faite d'ici peu.

 

Maurice Bardèche (1909-19..)
Le beau-frère de Brasillach, nia l'holocauste, en tant que crime de guerre, dans son ouvrage Nuremberg, Terre Promise (1948). Celui-ci fut retiré de la vente et interdit en France en 1951. Il fonda également la revue raciste Défense de l'Occident en 1953.

Maurice Barrès (1862-1923)
Homme politique, écrivain et académicien instigateur, en France, du culte du moi (Sous l'Oeil des Barbares, 1888), et du renouveau moraliste et nationaliste. Cet antisémite virulant, grâce à son journal La Cocarde, et à ses ouvrages, trés lus, prôna également l'attachement au sol et aux racines (Les Déracinés,1897). Mais il fonda surtout la Ligue pour la Patrie française (25/10/1898), qui regroupait les opposants à la révision du procès Dreyfus. Originaire des Vosges, Barrès écrivit un ouvrage (la Colline Inspirée, 1913) sur la colline sacrée de Sion, située près de Nancy, où est érigé un monument à la mémoire de ce "grand homme".

Alain de Benoist (1943-19..)
Théoricien du renouveau fasciste en France, également nommé la Nouvelle Droite. Il prône non pas le racisme, mais le droit à la différence ou éthno-différencialisme, ne parle plus des aryens, mais cite les indo-européens de Dumézil. A l'aide du GRECE ou d'autres clubs intellectuels, comme le Club de l'Horloge, il espérait investir la machine étatique en séduisant les cadres RPR/UDF. De Benoist participa à de nombreuses revues de la Nouvelle Droite (Eléments, Nouvelles Ecoles, Krisis...), et écrivit également dans le Figaro Magazine.

René Bousquet (...-1993)
Secrétaire général de la Police de Paris pendant l'Occupation. C'est donc à lui que l'on doit les rafles de 1942, dont celle du Vel'd'Hiv. Il fut condamné en 1945 à cinq ans de dégradation nationale avec sursis. On l'en releva immédiatement. Bien qu'inculpé de crimes contre l'humanité en mars 1991, il ne fut jamais jugé. En effet, un déséquilibré vosgien l'a assassiné à son domicile le 8 Juin 1993. Bousquet demeura un ami intime de François Mitterand.

Robert Brasillach (1909-1945)
Ce normalien, et écrivain de renom était manifestement fasciné par la race aryenne, Mais ses sympathies pour l'ennemi (il fut éditorialiste au journal collabo Je Suis Partout) et ses écrits antisémites lui valurent d'être fusillé à la fin de la guerre (6/02/45).

Marcel Bucard (1895-1946)
Il fonda en 1933, le mouvement des Francistes subventionné par Mussolini.

Alexis Carrel (1873-1944)
Chirurgien et biologiste, prix Nobel de Médecine en 1912, et grand propagateur des théories eugénistes. Il écrivit en en 1935, l'Homme, cet Inconnu, bible des eugénistes. Il participa activement à la propagation des théories racialistes sous Vichy.

Louis-Ferdinand Céline (1894-1961)
L'auteur de Voyage au Bout de la Nuit (1932) et de Mort à Crédit (1936), décrit dans ses ouvrages intenses la folie, la mort et l'inutilité des individus. Limite nihiliste, Céline finira par décrire ce qu'il considère comme la "vacherie universelle" dans l'Ecole des Cadavres ou Bagatelle pour un Massacre (1937). Ce livre est d'ailleurs interdit en France, tant ses propos antisémites y sont virulents. Antimiltariste et détaché du nationalisme, Céline accepte cependant les notions de races, et d'après lui, les juifs devraient être regroupés dans un ghetto palestinien. Il dut s'exiler au Danemark de 1944 à 1951, et fut condamné à 1 an de prison.

Pierre de Coubertin (1863-1937)
Créa les jeux Olympiques en 1896 à Athènes. Adversaire du professionalisme et de la participation des femmes dans le sport, il se retira de la présidence du Comité Olympique en 1925. Il félicita Hitler en 1936 pour sa conception sélective du sport.

Joseph Darnand (1897-1945)
Ancien combattant de 14/18, germanophobe, antiparlementaire et anti-bolchévique, Joseph Darnand deviendra le chef du Service d'Ordre de la Légion.

Louis Darquier de Pellepoix (1897-1980)
Il fonde en 1937 le comité antijuif de France, puis l'Union française pour la défense de la Race. Il fut surtout commissaire aux questions Juives de 1942 à 1944 en remplacement de Vallat, considéré comme trop peu antisémite. Condamné à mort par contumace en 1947, il trouva refuge en Espagne, franquiste. En 1978 (30/10), il déclara dans une interview à l'Express : "A Auschwitz, on n'a gazé que des poux."

Marcel Déat
Normalien. Cet ancien socialiste dirigeait l'Oeuvre, un journal tiré à 130 000 exemplaires. En Février 1941, il fonde le Rassemblement National Populaire. Pour Déat, "La France, s'il le faut, se couvrira de camps de concentration et des pelotons d'executions fonctionneront en permanence. L'enfantement d'un nouveau régime se fait aux forceps et dans la douleur." A la fin de la guerre, il se réfugie dans un couvent italien où il meurt en 1955.

Paul Déroulède (1846-1914)
Poète nationaliste auteur des Chants du soldat (1872), et fondateur de la Ligue de patriotes en 1882, il soutient Boulanger lors de la tentative de coup d'état de 1889, puis se retranche, en armes avec d'autres nationalistes, dans un immeuble pour protester contre la révision du procès Dreyfus. Il fut condamné au banissement en 1900.

Jacques Doriot (1898-1945)
Maire de Saint-Denis, Doriot fut exclu le 24 juin 1934 du PCF pour s'être opposé à Maurice Thorez. Il fondera alors son propre parti le Parti Populaire Français, son journal, Le Cri du Peuple, collaborera avec les allemands dès 1941 et s'engagera dans la Légion des Volontaires Français contre le Bolchévisme. L'initiateur du mouvement rouge-brun périra le 22 Février 1945 sur une route allemande lors d'un bombardement allié alors qu'il était en cavale.

Pierre Drieu La Rochelle (1893-1945)
Une des références littéraires de la collaboration. Drieu La Rochelle laisse aux fascistes en manque de romantisme et d'antisémitisme, quelques ouvrages lyriques. Il préféra néanmoins se suicider à la fin de la guerre plutôt que d'être jugé et fusillé par les résistants.

Edouard Drumont (1844-1917)
Publiciste et homme politique antisémite. Il publia à compte d'auteur la France juive (Avril 1886) qui connu un énorme succès, puisqu'il y eut 114 éditions en un an. Dans cet ouvrage il développe le concept de l'antisémistisme moderne ou "scientifique." (Auparavant, seuls les catholiques, pour des raisons religieuses étaient antisémites, car selon eux c'est le peuple juif qui a livré le Christ aux romains). En 1892 Drumont va créer un quotidien, La Libre Parole, dont les articles serviront à déclencher de nombreuses manifestations antisémites lors de l'Affaire Dreyfus (1894). En 1898, Drumont fonde et préside la Jeunesse Nationale et Antisémite et lors des élections législatives la même année, 21 députés antisémites arrivent à l'Assemblée. Une nouvelle campagne est déclenchée contre les juifs, mais cette fois-ci en Algérie, où on lieu de nombreux pogroms.

Robert Faurisson ()
"Vous avez besoin de révisions ? Allez voir le Pr Faurisson !" Voilà avec quel genre d'humour subtil, les fascistes présentent leur révisionniste fétiche. Pourtant issu de la gauche, spécialiste de Rimbaud et de Lautréamont, Faurisson finira par se pencher sur les chambres à gaz dont il nie l'existence dès 1978. Soutenu par les antisémites de l'extrême-gauche comme de l'extrême-droite, il a gagné une réputation internationale.

Roger Garaudy ()
Cet écrivain passa de la révision communiste, en niant l'existence des goulags, à la révision nazie en niant le génocide des juifs et l'existence des camps d'extermination durant la seconde Guerre Mondiale. Spirituellement, il débuta sa carrière dans le protestantisme, goûta au catholicisme pour actuellement se plonger dans l'islam.

Arthur de Gobineau (1816-1882)
Le comte de Gobineau était un diplomate et un écrivain reconnu, à qui l'on doit surtout l'ignoble Essai sur l'Inégalité des Races Humaines (1855). Cet ouvrage pro-germanique servit bien entendu de référence aux nazis. pour élaborer leurs théories raciales.

Philippe Henriot (-1944)
Ministre milicien de l'information exécuté par un groupe FTP en 1944. Habile manipulateur, il savait parlé aux foules et donnait de nombreux discours à la radio ou en public.

Marcel Jouhandeau (1888-1979)
Ecrivain reconnu évoluant dans un style mystico-puéril, à qui l'on doit aussi Le Péril Juif (1939). Jouhandeau fit partie des illuminés qui participèrent au Congrès International de la Culture à Weimar en 1941...

Pierre Laval (1883-1945)
Eminence grise de Pétain, condamné à mort à la fin de la guerre et exécuté.

Gustave Le Bon (1841-1931)
Instigateur du racialisme évolutioniste et du darwinisme social, et auteur de La Psychologie des Foules (1895), qui érige la psychosociobiologie, en clé de l'histoire, du politique, des sociétés.

Charles Maurras (1868-1952)
Ecrivain (académicien en 1938, il fut radié en 1945), et politicien monarchiste, antisémite et anti-parlementaire. Il fonda en 1898, avec Léon Daudet, l'Action Française, mouvement populaire jusqu'en 1926, date à laquelle le Vatican lance une excomunication à son encontre. La Revue de l'Action Française (1908-1944) permettra néanmoins à Maurras de répandre l'antisémitisme et de soutenir le gouvernement de Vichy. Il sera condamné à la perpétuité en 1945, puis gracié en 1952.

Maurice Papon (1910-....)
Préfèt de la Gironde pendant la seconde guerre mondiale, il est directement responsable de la déportation de centaines de juifs. Préfet de police de Paris en 1961, il est directement responsable de la noyade de 200 manifestants algériens, jettés dans la Seine par les policiers. Préfet de Police en 1962, il est directement responsable de l'assassinat de 8 militants communistes battus à mort par les policiers au Métro Charonne. Il fut également Ministre du Budget du dernier gouvernement Barre en 1978, alors que Valéry Giscard d'Estaing était président de la République. Papon fut seulement jugé en octobre 1997... puis condamné en 1999 à 10 années de prison après une fuite rocambolesque.

Pierre Poujade (1920-....)
Ce papetier de Saint-Léré fonda l'UDCA, qui remporta 51 sièges aux éléctions législatives du 2 Janvier 1956, mais sera finalement balayé par l'engouement gaulliste de 1958.

Philippe Pétain (1856-1951)
Héros de la Première Guerre Mondiale, il fit exécuter de nombreux mutins en 1917. Aux commandes de l'Etat en 1940, il rencontre Hitler, et accepte une collaboration plus que zélée. Il instaure la Révolution Nationale.

Lucien Rebatet (1903-1942)
Politicien et écrivain, membre de l'Action Française, puis collaborateur, à qui l'on doit Les Décombres (qui se vendit d'ailleurs trés bien) et les Mémoires d'un fasciste.

Henri Roques ()
Fit parler de lui en 1985 en présentant à Nantes, sa thèse réfutant la confession d'un SS repenti nommé Kurt Gerstein. Alain Devaquet annulera cette thèse.

Pierre Sidos ()
Militant d'extrême-droite dont le père, inspecteur général des forces de l'ordre à Vichy fut exécuté à la libération. Il fonda et dirigea Jeune Nation en 1949, et l'Oeuvre Française en 1968, participa aux attentats de l'OAS en 1962, et finit par se rallier au FN en 1996.

Paul Touvier ()
Chef du 2ème Service de la Milice en Haute-Savoie, responsable de tortures et de nombreuses exécutions d'otages juifs et de résistants. En fuite à la fin de la guerre, il sera finalement gracié par Pompidou en 1971. Il bénéficia surtout d'une importante protection de l'Eglise qui lui permit d'échapper à la justice.

Jean-Louis Tixier-Vignancourt (1907-....)
Député ligueur en 1936, secrétaire d'Etat à l'Information de Vichy, avocat de Salan, puis de l'OAS, candidat à l'élection présidentielle de 1965 (5,32 %), puis président du PFN.

Georges Vacher de Lapouge (1854-1936)
Socialiste, de tendance élitiste, voire eugéniste, prône la supériorité de la race aryenne.

Xavier Vallat (1891-1972)
Député catholique et conservateur de 1919 à 1936, Vallat fut le premier commissaire aux questions Juives de 1941 à 1942, remplacé par Darquier de Pellepoix.

Georges Valois (1878-1945)
Syndicaliste révolutionnaire et ancien de l'Action Française, il fonda en 1925 le premier mouvement fasciste français, le Faisceau.

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