Déjà dans les immeubles... Bientôt dans votre appartement.
Sur les quais de gares et de métros (SCNF-RATP), dans les aéroports, les grandes
surfaces, les centres commerciaux, les magasins et les entreprises, les admnistrations,
les banques et les distribueurs, les bibliothèques et médiathèques, les salles de jeux
vidéos et les casinos, les bars, les salles de concerts et les boîtes de nuit, les
immeubles, les rues, les squares, les parkings souterrains, les cabines de péages
autoroutiers, les stations services, on vous observe, on scrute vos moindres faits et
gestes. Il y a toujours une caméra, au bout de laquelle, une bande vidéo tourne et
enregistre placidement votre présence. Votre intimité n'est désormais plus assurée.
Grâce à des maniaques de l'ordre comme Pasqua, Debré et Chevènement (comme il
respire), les caméras vous filment au nom de la sécurité publique. Elles prolifèrent
partout autour de nous, jusque dans les immeubles. En 1993, Patrick Balkany, maire en
examen de Levallois-Perret, fait installer 90 caméras de vidéosurveillance (70 000 frs
par caméra) reliées à un poste de commandement central, au coeur de la ville. Ce
n'était que le début. Car ce genre d'initiative tend malheureusement à se généraliser
dans toutes les villes du pays. En France, on ne recense pas moins d'un million de
caméras, dont 150 000 dans les lieux publics...